Blind Spot 2 : Digne d’une Suzumiya

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Article initialement publié le 17 Septembre 2015

Le Choix d’Ayako est le second volume d’une série de light novel à la française écrite par Guillaume Lebigot, illustrée par Saeko Doyle et disponible aux éditions Univers-Partagés. Le premier tome, intitulé Une malvoyante à Tokyo a déjà fait l’objet d’une critique (ici) et un troisième suivra l’ultime partie de cette grande histoire. Cette œuvre c’est Blind Spot.

Pour rappel,

Nous suivons l’histoire d’Ayako Suzumiya, une lycéenne japonaise malvoyante qui fait face tant bien que mal aux difficultés liées à son handicap. A un âge ou elle doit choisir ce qu’elle veut faire de sa vie, elle apprend à devenir plus indépendante tout en devant affronter les divers problèmes qui se poseront sur son chemin.

Si le premier tome avait des allures de roman d’apprentissage ou l’on découvrait avec l’héroïne les inconvénients d’un tel handicap, le second tome apparait comme une suite différente ou Guillaume Lebigot joue sur les acquis du récit. Le lecteur a amplement appris à faire connaissance avec Ayako et il s’agit maintenant de la voir s’épanouir et faire face aussi bien à ses problèmes qu’à son entourage.

Le premier tome voyait l’héroïne soutenue par sa famille et ses amies. Elle pouvait compter sur son entourage (bien que ne supportant pas d’en dépendre) pour l’aider en cas de problème. Ce second volet la met en opposition contre ces derniers. Eux aussi ont des problèmes et elle ne pourra pas toujours compter sur eux. A l’inverse, elle peut aussi être présente et les aider de son mieux. On suit tout un pan de sa vie ou elle apprend à s’imposer, à exprimer ses désirs tout en soutenant ses proches. Des difficultés se dressent au fur et à mesure mais elle se doit de surmonter pour ne pas rester prisonnière de son statut de malvoyante.

I am (not) cool guy

Cette évolution donne plus de consistance aux proches d’Ayako et elle-même, on s’attache aux personnages et on se sent plus intimement liés à eux. On les redécouvre sous de nouveaux aspects, de nouvelles émotions, dans des situations différentes,…A l’inverse certains personnages voient leur rôle diminuer au fil des pages ainsi que les problèmes auxquels ils étaient. Karen est beaucoup moins présente au profit de Shizuka qui profite du développement qu’elle n’avait pas eu au premier tome. Ogata et Miho gagnent en profondeur et on se plait à voir en eux cet autre aspect de leur personnalités.

J’aurais du mal à en parler sans révéler des points essentiels de l’intrigue mais Le choix d’Ayako arrive à aborder une multitude de thèmes tout en restant cohérent en traitant aussi bien des relations amoureuses, de l’avenir, de la maladie, de la famille, le fossé intergénérationnelle, le quotidien au lycée et j’en passe. Au point que le fameux choix d’Ayako s’attache d’une signification particulière aussi bien pour le lecteur que pour notre héroïne.

Ayako grandit et ce tome 2 semble chargé de mettre un point final à ses soucis de lycéenne et parfois même de leur donner un nouveau sens. En gagnant en maturité certains de ses ennuis évoluent et ses inquiétudes quant à l’avenir se transforment en questions capitales. Ayako apprend enfin à faire valoir ses désirs auprès de son entourage. Au final ces 4 chapitres apparaissent comme la transition entre la jeune fille que l’on découvrait au premier tome et l’adulte qu’elle est en train de devenir.

Le choix d’Ayako se révèle aussi être une évolution dans le style. Moins redondant et plus dynamique, il est plus facile de suivre sans décrocher de l’histoire. Allégé de toute la description nécessaire pour la situation initiale et avec des situations qui imposent des dialogues réguliers, le tome se dévore en peu d’heures et on arrive à la fin sans s’y attendre. Guillaume Lebigot réalise une belle œuvre et si son écriture est encore imparfaite, on apprécie infiniment plus.

Niveau dessin le niveau est maintenu bien que je n’ai pas eu d’illustration coup de coeur comme au 1er tome. L’absence d’illustrations à la toute fin est un peu triste mais les illustrations de Saeko Doyle sont loin d’entacher le récit, au contraire, elles le servent toujours aussi joliment et sont aussi plaisantes à contempler pour elles-mêmes.. Je ferai aux dessins le mêmes reproche qu’au premier tome, à savoir la présence un peu trop importante de trames mais cela un reste un détail qui s’apprécie au gout de chacun.

 

Ce volume apparait comme une évolution technique au profit des aventures d’Ayako. Cette dernière arrive à un cap important de sa vie, le virage annoncé au premier tome se fait dans des circonstances palpitantes. Aussi bien pour le regard qu’elle apporte sur l’handicap que pour son histoire, Blind Spot se révèle être une œuvre intéressante à lire et à conseiller sans retenu.

Pour acheter le livre c’est ici : Univers-Partages

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