Contrefaçon n°6 : Pokémon Go au MacDo !

Contrefaçon est une série d’articles sur le Japon concernant leur adaptation à la sauce nipponne de symboles qui sont traditionnellement rattachés à d’autres cultures .

Une fois n’est pas coutume je vais vous parler de moi et cette contrefaçon n’en sera pas une au sens stricte du terme. Amis lecteurs bienvenue, vous êtes en train de lire cette sixième contrefaçon sur Pokemon Go.

Contrefaçon n°6 : Pokémon Go au MacDo !

Je vais résumer ce qu’est Pokemon Go pour les deux qui vivent dans une grotte (je ne sais même pas si ça serait suffisant pour échapper à l’info).

Pokemon Go est une application mobile qui permet avec son téléphone en guise de « Pokedex /révélateur » de marcher afin de trouver des pokémons proches dans notre monde, à la découverte des créatures digitales cachées en divers points. Vous parcourez donc la campagne (préférez la ville si vous ne voulez pas marcher deux heures pour un roucool) à la recherche des pokemons mais aussi des Pokestops pour faire le plein d’objets ou des arènes pour mettre à l’épreuve vos fidèles compagnons.

Pour moi, jouant à Pokemon depuis mes 10 ans et en ayant aujourd’hui 27, Pokemon Go c’est un rêve de gosse qui devient réalité. L’essor des technologies au travers de cet exemple montre à quel point nos rêves peuvent être concrets en moins de deux décennies.

Mais si aujourd’hui je veux vous parler de Pokemon Go ce n’est pas pour vous relater des faits divers d’accidents ou vous dire que cette application entraîne la décadence de l’humanité. Néanmoins c’est un article assez négatif sur un rêve de gosse, utilisé pour piéger des enfants d’hier et d’aujourd’hui que je vous écris maintenant.

Attrapez-les tous !

Pour expliquer ce qui me gène et ce qui justifie le titre de contrefaçon je vais vous rappeler une scène de Pinocchio de Disney au travers de 3 petites séquences vidéos qui sont de mauvaise qualité, je vous demande de m’en excuser.

C’est fait pour faire peur aux enfants et c’est gagné. J’ai du voir Pinocchio avant mes dix ans, je n’en ai aucun souvenir du film ou de très vagues images mais cette séquence est encore dans ma mémoire.

Les enfants sont donc transformés en ânes avant d’être envoyés dans des mines ou d’autres choses encore pire.

Ils deviennent des ânes en fumant, détruisant l’art et les biens mais aussi en consommant sans réfléchir tout ce que peut leur offrir le parc au sein de l’île.

La troisième vidéo traite des motivations des méchants, l’argent est sans surprise le moteur des malfaiteurs.

Niantic attaque Jackpot !

Vous vous dites sans doute que je suis un aigri qui souhaite vous faire comprendre que Pokemon GO vous transformera en âne et que Nintendo et Niantic ne veulent qu’accumuler de l’argent sur votre âme. Effectivement, ce n’est pas juste. La vision de Pinoccchio est très grossière et encore une fois cherche à marquer l’inconscient des enfants.

Je cherche par là à dénoncer la politique de Niantic et Nintendo qui nouent des partenariats avec des magasins et autres marques afin de leur fournir un afflux de personnes vers leurs enseignes.

Le joueur se trouvera donc aiguillé dans certains lieux partenaires de l’application. Ainsi je vais trouver un pokestop dans un Micromania ou une arène dans un MacDonald.

Pokemon Go propose pourtant une boutique en ligne dont la rentabilité rend rêveur plus d’un concepteur d’appli mais l’appât du gain semble plus élevé que le respect des joueurs. Nintendo nous fait comprendre maladroitement que dans une certaine mesure, nous ne sommes pour eux pas si différents des ânes de Pinocchio.

Ce qui me fâche encore une fois c’est que j’en ai tellement rêvé de ce moment où je pourrai chasser les pokemons pour de vrai. J’ai balancé une pokeball en plastique sur des pokemons imaginaires dans ma maison. J’ai rêvé de capturer un écremeuh en traversant des chemins de campagne l’été en vélo avec mes amis.

Sortant du rêve et de la nostalgie, la réalité est un déception écœurante et une insulte à ma vie et à ces jeux qui ont façonné l’homme que je suis aujourd’hui. Je ne veux pas aller capturer un rattata dans un restaurant au prix d’un maxi best of. Pokemon c’est l’aventure et c’est l’esprit initial de l’application, le gâchis en est tellement plus grand.

Je signalerai aussi que l’application demande l’accès à toutes nos données personnelles y compris photos et contacts mais c’est à l’heure actuelle si anecdotique que je n’en parlerai pas plus. Tout le monde vend nos informations et rien ne nous protège de ça pour le moment.

Pour finir sur une note plus encourageante, des musées proposent des chasses dans leurs bâtiments afin de proposer leurs œuvres et leurs pokemons aux dresseurs curieux. La démarche n’est pas si éloignée de celle que je dénonce au dessus mais l’aspiration et les motivations sont tellement plus nobles.

Pour m’aider si vous avez des idées, n’hésitez pas à me les laisser dans les commentaires ou en message privé.

Comme toujours, merci à vous d’avoir lu cette chronique.

Merci à la belette cendrée pour la correction et merci à Poyjo pour me fournir un espace de liberté.

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