Guide Touristique : Silent Voice à travers les médias

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Ça y est, Silent Voice sort dans nos salles de cinéma. L’attente aura été longue, il s’est passé deux ans depuis la sortie du film au Japon. Entre temps certains d’entre vous (dont moi) se sont rués pour voir le film illégalement sur internet. D’autre part et jusqu’à sa sortie la presse, les blogueurs et les vidéastes n’ont pas manqué de mots pour décrire le film.

Il y a en même temps tellement de choses à dire : les qualités visuelles du film, les décisions de la réalisatrice, les choix du compositeur pour coller au sujet, le travail des doubleurs ou celui des animateurs. Que l’on aime ou pas le film, celui-ci est important pour les thèmes qu’il aborde, pour l’histoire du studio qui nous l’apporte et pour la diffusion en France de l’animation japonaise au cinéma.

Deux ans c’est long. Ça n’excuse pas d’avoir vu le film illégalement mais passons. A contrario, l’avoir vu une fois ne doit pas vous dispenser de retourner voir A Silent Voice au cinéma. Que ce soit pour soutenir Arthouse, la toute jeune société qui l’a distribué ou tout simplement pour toutes les qualités que vous avez manqué de voir.

Si du coup vous cherchez des raisons de voir ou revoir ce film ou si vous voulez approfondir après vous être rendus au cinéma, voici une sélection d’articles qui pourront vous intéresser. Mieux encore, j’en ai même récupéré des mauvais !

La Presse

1. Melty

Notre critique de Silent Voice, un film d’animation touchant sur le handicap et le harcèlement

Vous cherchiez un résumé Wikipedia ? Melty en a fait un, un poil plus étoffé et s’est gardé d’en faire plus. Mieux encore, Élodie a également publié une interview ridiculement courte de la mangaka Yoshitoki Ooima dont on n’apprendra que des généralités hélas.

2. 20 Minutes

VIDEO. “Silent Voice” dénonce le harcèlement scolaire et confirme le renouveau de l’animation japonaise

Presse Généraliste ne rime pas forcément avec banalités ou erreurs grossières. Caroline Vié aborde dans un article bref ce qu’il faut savoir pour s’intéresser à Silent Voice tout en prenant le soin de citer la réalisatrice et de mentionner le doublage VF. Je ne saurais jamais si c’est pertinent de prendre une youtubeuse pour faire du doublage mais si ça marche pourquoi dire non ?

3. Madmoizelle

3 raisons d’aller voir Silent Voice, l’animé japonais sur le harcèlement scolaire

“les films d’animation japonais n’épargnent ni leurs personnages ni leurs spectateurs.”

C’est pas bon du tout. Il y a une attitude intimiste avec le lecteur de l’article qui ne s’explique pas à part pour gratter des lignes. Il y a un gros résumé et si l’on devait donner un bon point c’est d’avoir au moins mentionner le handicap qui est tout de même un des thèmes du film.

“…ce genre cinématographique en a fait son cheval de bataille.”

Rien que cette phrase montre qu’il y a quelque chose qui cloche. A quel moment peut-on considérer l’animation japonaise comme un genre cinématographique ? Qu’est-ce qu’il y a dans les termes “films d’animation japonais” qui évoquent un genre ? Un genre permet de catégoriser les films selon leur histoire. Il n’y a pas un cahier de charges à l’échelle d’un pays qui impose aux histoires ne pas épargner leurs personnages et leurs spectateurs.

“Bref, l’animation japonaise s’empare de sujets douloureux, et les transforme en objets poétiques censés faire réfléchir, souvent destinés aux petits comme aux grands.”

L’intention n’est pas mauvaise mais ça a des conséquences moins chouettes. L’animation japonaise n’est pas une personne, c’est une industrie et au mieux un cadre. Ce n’est pas l’industrie qui émeut mais des gens. Pourquoi Kalindi, l’autrice de l’article, qui je cite “adore l’animation japonaise”, n’a pas mis en avant le travail de la talentueuse réalisatrice Naoko Yamada ? Et pourquoi sur madmoizelle ne s’intéresse-t-on pas à Kyoto Animation, un studio majoritairement féminin assez exemplaire vis-à-vis de ses conditions de travail ?

La blogosphère

1. Atelier Emily – for me, in full bloom

The Flower Language of A Silent Voice, Part 1: Fireworks and Daisies
The Flower Language of A Silent Voice Part 2: Marigolds and Miscellany

Si vous avez vu le film ou le trailer vous aurez remarqué l’omniprésence des fleurs aussi bien dans l’arrière-plan que lors de pillow shots. Pas besoin de comprendre la signification de fleurs pour apprécier le film mais si vous aviez besoin de comprendre à quel point Naoko Yamada s’est investie, c’est une occasion à ne pas rater. La réalisatrice le dit elle-même, il est peut-être mieux de ne pas connaitre leur sens et de ressentir ce que ces fleurs vous évoquent quand vous les voyez mais à vous de voir. Vous trouverez également des liens vers des articles sur Kiznaiver qui usent aussi également pas mal des fleurs pour représenter quelque chose.

2. Icotaku

A Silent Voice le film – Communication sourde et quête de soi. – Chronique Icotaku

Un bel article de @Galiphene qui aborde pratiquement tous les aspects du film sans détour avec une rigueur effrayante sans oublier ni le support d’origine, ni le travail des animateurs ni celui du compositeur. Si vous cherchiez un article exhaustif sans spoilers pour vous donner envie d’aller au cinéma c’est celui-ci. Passez donc faire un tour sur Icotaku également.

3. Néant-Vert

A Silent Voice – Dont les écumes font la beauté

Être intime avec son lecteur n’est pas mal. Il suffit de bien le faire. Si vous cherchez quelqu’un qui saura vous impliquer dans son visionnage du film, vous transmettre sa passion comme personne, @Piscesamo est l’homme de la situation. Autre point, c’est l’un de ceux qui saura le mieux défendre le travail de Naoko Yamada.

Youtube Game

1. Victor-kun

A SILENT VOICE : CHEF D’ŒUVRE OU TIRE-LARMES ? (Koe No Katachi)

Courte vidéo d’un gars avec un t-shirt brazzers qui fait une petite analyse bien montée et qui, outre une petite exagération sur le rôle de Naoko Yamada sur Clannad, vous donne envie assez aisément d’aller au cinoche voir le film.

2. Brut

Silent Voice, le film d’animation qui parle de harcèlement

Eric le Bot, le personnage à qui l’on doit Arthouse Films, le distributeur d’A Silent Voice en France donne de sa voix auprès de Brut dans une petite vidéo pour parler du film, du crowdfounding et en profite également pour vous parler de la doubleuse française de l’héroïne Shoko.

3. Kelyan TGR

A SILENT VOICE un CHEF d’OEUVRE ?! ?

C’est un gars, il a un concept de vidéo, il appelle ça “Heart Stroke” : il parle des vidéos pour lesquelles il a un coup de cœur (ça c’est inédit). Après avoir expliqué son concept pendant une longue minute, il vous parle de Silent Voice avec un débit de parole imbitable et vous passe des extraits en accéléré du film. Enfin, avec toute la tendresse qu’il a fait preuve jusqu’à maintenant, ce jeune youtubeur vous arrache les pupilles pour vous faire comprendre ce qu’est un handicap. Heureusement pour vous car le dernier tiers de cette vidéo est un spoil de la fin du film.

Quelques articles en anglais

1. The Mary Sue

The Shape of Water & A Silent Voice: A Different Way of Exploring Romance & Disability

Le parallèle entre The Shape of Water et Silent Voice est facile à faire. Rien que par les titres puisque l’autre titre de ce film d’animation est The Shape of Voice. Les deux films traitent du handicap, font appel à des personnages féminins forts et gagnent votre cœur en créant constamment de l’empathie pour ses personnages. Si vous avez vu le premier, vous aimerez certainement Silent Voice.

2. Sakugabooru

Koe no Katachi Comic Natalie Interview – Naoko Yamada

Une interview extrêmement détaillée sur les coulisses du film du point de vue de Naoko Yamada. Le plus grand intérêt est sans doute de découvrir à quel point la réalisatrice s’est souciée de chaque aspect à l’aide des divers personnes qui l’ont aidé. L’humour aide aussi pas mal à dévorer l’interview.

3. ICv2

Creator Interview: Yoshitoki Oima on ‘A Silent Voice’

Et enfin celle à qui l’on doit pratiquement tout, la mangaka Yoshitoki Oima qui tient ici un petit récit sur son enfance, son envie de devenir mangaka et d’où lui viennent ses inspirations pour Silent Voice.

En supplément

Quelques articles que j’ai trouvé après coup ou qui ont été publié après la sortie de l’article.

1. Skyrobin, le prince des relous

Naoko Yamada directing Deafness

Skyrobin vous explique, vidéos à l’appui, pourquoi Naoko Yamada est une bonne réalisatrice et les efforts qu’elle a mis pour nous faire comprendre le handicap de l’héroïne. Depuis peu il s’amuse également à faire usage de ses cours dans des articles tout aussi intéressants à suivre sur son blog.

2. Allocine

Silent Voice : focus sur Naoko Yamada, réalisatrice de cet animé qui aborde avec finesse harcèlement scolaire et handicap

Vincent Formica fait une petite biographie de Naoko Yamada et montre comment s’inscrit A Silent Voice dans cet époque qui fait suite à la fin du règne de Hayao Miyazaki et Ghibli. C’est intéressant, ça cite Naoko Yamada, ce n’est en soi pas une critique du film mais c’est assez intéressant pour situer sa réussite au Japon comme à l’étranger notamment pour les prix qu’il a remporté.

Bref,

Si je n’écris pas moi-même d’article sur Silent Voice ce n’est pas parce que tant l’ont déjà fait qu’il n’y a plus rien à dire. Non, c’est la flemme. D’ailleurs certains des articles avaient déjà été partagé sur le hashtag #TartineVK. N’est-ce pas incroyable ? Vive la paresse.

Pour ceux qui ont déjà vu le film ou le manga, qui ont écrit dessus ou qui ont lu des articles tout aussi intéressants à ce sujet, n’hésitez pas à les indiquer en commentaires. Je les rajouterai à l’article en vous mentionnant.

En attendant et si ça ne vous suffit pas, voici une liste de liens à parcourir.

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&s commentaires
    1. C’est normal, c’est moi qui l’ait écrit. Mouahahaha.
      Plus sérieusement, merci ! N’hésite pas à repasser dans les environs.

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